Célébrer la Journée internationale de la Francophonie : comment je reste connectée à la francophonie en C.-B.

English follows.

Le 20 mars, c’est la Journée internationale de la Francophonie, un moment pour célébrer la richesse, la diversité et la résilience de la langue française et des cultures francophones à travers le monde. Pour moi, c’est aussi l’occasion de réfléchir à ma propre relation (parfois compliquée) avec le fait d’être francophone tout en vivant et travaillant dans un marché anglophone depuis 15 ans.

En Colombie-Britannique, les communautés francophones et francophiles sont dynamiques et inclusives. Créer des espaces accueillants pour pratiquer le français (sans jugement, avec moins d’insécurité linguistique) est essentiel.

Voici quelques-unes de mes façons préférées de rester connectée à la langue et à la culture françaises en Colombie-Britannique.

Façons de se connecter à la communauté francophone en C.-B.

1. Canadian Parents for French (CPF)

https://cpf.ca/

CPF offre du tutorat individuel abordable, peu importe le fuseau horaire, et c’est l’une des façons les plus accessibles pour les étudiants de gagner en confiance. J’ai été bénévole avec CPF comme tutrice pendant quatre ans, j’ai jugé un concours de poésie et un concours d’art oratoire virtuel pendant la pandémie.

En mai prochain, j’ai bien hâte de faire du bénévolat comme responsable de salle lors des finales du Concours d’art oratoire.

2. Application Mauril (CBC/Radio-Canada)

https://mauril.ca/fr

Mauril est un excellent outil gratuit pour améliorer sa compréhension grâce à du contenu canadien authentique. Ce que j’aime le plus, c’est que l’application reflète des francophones de partout au pays, pas seulement du Québec.

C’est un rappel que le français au Canada est pluriel, évolutif et international.

3. Le Centre culturel francophone de Vancouver

https://www.lecentreculturel.com/

J’ai récemment participé à un atelier pour entrepreneurs au Centre, et c’était vraiment précieux. Le croissant valait à lui seul le prix du billet.

J’y ai rencontré d’autres entrepreneurs francophones que j’ai sincèrement hâte de recroiser.

Le Centre organise des événements, des cours, des concerts et des activités communautaires qui font vivre le français dans la ville.

4. Festival du Bois

https://www.festivaldubois.ca/

Chaque mois de mars, le Festival du Bois rassemble les communautés francophones et francophiles autour de la musique, de la nourriture, de la danse et du conte. C’est un événement joyeux, accueillant, et un rappel parfait que la culture francophone s’épanouit bien au-delà du Québec.

5. Théâtre la Seizième

https://seizieme.ca/fr/

La principale compagnie de théâtre francophone en C.-B. offre des productions, des ateliers et des programmes scolaires.

Entre deux langues et deux identités au Québec

Enfant dans la grande région de Montréal, j’ai grandi dans un foyer majoritairement francophone et j’ai fait mon primaire et mon secondaire en français. C’est en français que j’ai appris la théorie musicale, les maths et la vie de tous les jours.

Mais comme j’ai appris le français et l’anglais en même temps et que je pouvais facilement passer à l’anglais avec les enfants anglophones de ma ville, mes pairs francophones me collaient souvent l’étiquette « anglaise ». J’avais aussi tendance à faire beaucoup de fautes d’orthographe en français écrit. J’ai quitté le système francophone dès que j’ai pu légalement le faire au cégep, parce que j’étais tannée de voir autant de stylo rouge sur mes travaux.

Ironiquement, la plupart de ces mêmes enfants sont maintenant parfaitement bilingues, mais l’étiquette est restée. Quand j’ai déménagé dans l’Ouest et commencé ma carrière à Vancouver, je me suis encore plus éloignée du français au travail.

Je me suis reconnectée à ma langue à YVR, un aéroport international soumis à la réglementation sur les langues officielles. J’ai été heureuse d’apprendre que l’amélioration (et non la perfection) est l’approche privilégiée pour l’application des langues officielles dans les marchés majoritairement anglophones au Canada.

Langue, identité et imperfection

Comme beaucoup de francophones hors Québec, j’ai ressenti de l’insécurité linguistique à certains moments, surtout en développant un accent de plus en plus anglophone en français au fil des années.

On m’a déjà dit que je parlais le « funny French ». On m’a déjà invitée à une fête de la Saint-Patrick spécifiquement pour pouvoir rire de mon accent québécois.

Et bien sûr, il y a toujours le moment classique où quelqu’un récite fièrement tous les sacres québécois qu’il connaît, et je finis par donner une mini-leçon d’étymologie sur la Révolution tranquille.

Mais une langue, ce n’est pas une performance. C’est une partie de qui on est et de la façon dont on crée des liens.

J’ai choisi de travailler principalement en anglais parce que le français me semblait plus difficile sous le poids du perfectionnisme. Mais me reconnecter à ma langue m’a rappelé que personne n’est parfait — et que c’est justement ça, le point.

C’est pour ça que les équipes diversifiées, une culture vibrante, et une communauté forte sont irremplaçables.


Celebrating International Francophonie Day: How I Stay Connected with Francophonie in B.C.

March 20 is International Francophonie Day, a moment to celebrate the richness, diversity and resilience of French language and culture around the world. For me, it’s also a day to reflect on my own, sometimes complicated, relationship with being a francophone living and working in an anglophone market for 15 years.

In BC, the francophone and francophile communities are vibrant and inclusive. Creating safe, welcoming spaces for people to practice French (without judgment, with less linguistic insecurity) is essential.

Here are some of my favourite ways to stay connected to French language and culture in British Columbia.

 Ways to Connect with the Francophone Community in BC

1. Canadian Parents for French (CPF)

https://cpf.ca/

CPF offers affordable one‑on‑one tutoring across time zones, and it’s one of the most accessible ways for learners to build confidence. I volunteered as a tutor for 4 years, judged a poetry contest, and a virtual speech contest during the pandemic.

This May, I'm looking forward to volunteering as room host at the Concours d’art oratoire finals.

2. Mauril App (CBC/Radio‑Canada)

https://mauril.ca/en/

Mauril is a fantastic free tool for improving comprehension through real Canadian content. What I love most is that it reflects francophones from across the country, not just my home province.

It’s a reminder that French in Canada is plural, evolving and international.

3. Le Centre culturel francophone de Vancouver

https://www.lecentreculturel.com/en

I recently took part in an entrepreneurs’ workshop at Le Centre, and it was super valuable. The croissant was worth more than my ticket to participate.

I met fellow francophone entrepreneurs I genuinely look forward to bumping into again.

Le Centre hosts events, classes, concerts, and community gatherings that make French feel alive in the city.

4. Festival du Bois

https://www.festivaldubois.ca/

Every March, Festival du Bois brings francophone and francophile communities together through music, food, dance, and storytelling. It’s joyful, welcoming, and a perfect reminder that French culture thrives far beyond Québec.

5. Théâtre la Seizième

https://seizieme.ca/fr/

BC’s premier francophone theatre company offers productions, workshops, and school programming.

Between Two Languages and Identities in Québec

As a kid in Greater Montréal, I lived in a predominantly francophone household and attended elementary and secondary school in French. French was the language in which I learned musical theory, math and everyday life.

But because I learned French and English at the same time (shout out to my third parent: the late great Mrs. Thomas) and could easily switch to speaking English with the anglophone kids in the community. My francophone peers often labelled me as “anglaise.” I also made a lot of spelling mistakes in written French. I gave up French education and went into the English side as soon as I legally could in CEGEP because I was tired of the amount of red pen profs used on my work.

Ironically, most of those same kids are now fully bilingual, but that label stuck. When I moved west and started a career in Vancouver, I drifted further into unilingual English professionally.

I reconnected with my language in my work at YVR, an international airport subject to official languages regulation. I was happy to find out that improvement, and not perfection, is the approach for official languages enforcement in anglophone majority markets in Canada.

Language, Identity and Imperfection

Like many francophones outside Québec, I’ve felt linguistic insecurity from time to time as I develop even more of an English accent in French each year.

I’ve had people tell me I speak “funny French.” I was once invited me to a St. Patrick’s Day party by a Parisian person so they could laugh at my accent. And of course, there’s the classic moment when someone proudly recites every Québec swear word they know, and I end up giving a mini etymology lesson about the Quiet Revolution.

But language is not a performance. It’s a part of who we are and how you connect with others.

I chose to work primarily in English because French felt harder under the weight of perfectionism. But reconnecting with French has reminded me that no one is perfect and that’s the point.

That's why teams of people, a vibrant diverse culture, and community are irreplaceable. 

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